Pensez aux énoncés qui suivent, et cochez la boîte appropriée, selon si vous pensez que l’énoncé est la vérité ou un mythe. Demandez-vous pourquoi l’énoncé vous paraît être la vérité ou un mythe.
Les opioïdes doivent être fournis aux personnes qui souffrent de « vraie douleur ».
Mythe
Les préjugés sont souvent fondés sur des jugements de valeur négatifs sur tout ce qui est d'ordre psychologique. Pour réfuter ces préjugés, les fournisseurs et les patients peuvent utiliser l'expression « vraie douleur » pour nier la présence de douleur psychologique. La douleur a des composantes physiques et psychologiques dont la gestion nécessite plusieurs modalités de traitement.
Référence :
Les substances contrôlées produisent toujours un haut degré d'accoutumance, même lorsqu'on les utilise de manière thérapeutique.
Mythe
Ce mythe est relié à la confusion entre la dépendance physique et l'accoutumance. Par exemple, les individus à qui on donne des opioïdes contre la douleur peuvent subir des symptômes de sevrage découlant d'une dépendance physique lorsqu'ils cessent de prendre le médicament. La présence de symptômes de sevrage n'est pas nécessairement associée à une accoutumance sous-jacente.
Référence :
La dépendance aux médicaments est causée par un manque de volonté.
Mythe
Les psychotropes sur ordonnance contiennent des produits chimiques qui influencent le système de communication du cerveau et perturbent la façon dont les cellules envoient, reçoivent et traitent habituellement l'information. Cette perturbation est causée par l'imitation des messagers chimiques naturels du cerveau et par la surstimulation de son « circuit de récompense ». L'utilisation à long terme cause des changements du cerveau, aussi à long terme, qui appuient l'utilisation compulsive du médicament avec dépendance.
Référence :
Les personnes qui deviennent dépendantes aux substances contrôlées ont généralement un trouble mental sous-jacent.
Mythe
Même s'il y a une corrélation entre les problèmes d'abus de substances et les troubles mentaux, il ne faut pas généraliser ce fait à toute la population. Environ 20 % des personnes atteintes de troubles mentaux ont également un problème de consommation, et les personnes ayant un problème de consommation ont jusqu'à 3 fois plus de risque d'avoir des troubles mentaux. Cependant, grâce au traitement, les personnes ayant des troubles de santé mentale ont souvent de meilleures stratégies d'adaptation pour prévenir le mauvais usage de drogues que ceux qui n'ont pas de tels troubles.
Référence :
Les substances contrôlées devraient être prescrites avec précaution aux gens provenant de groupes socio-économiques défavorisés.
Mythe
S'abstenir de faire du mal : Répondre à la crise liée aux médicaments d'ordonnance au Canada — rapport annuel 2013–2014 note un taux de problèmes de consommation plus élevé partout au pays. Les rapports indiquent une augmentation des taux d'utilisation de médicaments sur ordonnance sans prescription, une augmentation des admissions aux programmes de traitement pour la dépendance aux opioïdes et une augmentation du nombre de morts en lien avec les opioïdes dans tous les groupes de la population. Le Canada est au deuxième rang des plus grands consommateurs d'opioïdes sur ordonnance par habitant, juste derrière les États-Unis.
Référence :
La douleur chronique est une pathologie en partie psychologique.
Vérité
La douleur ressentie est causée par la sévérité de toutes maladies ou affections sous-jacentes (médicale), la sensibilité du système nerveux (psychologique) et la façon dont la personne gère sa douleur (psychologique).
Référence :
Les dépendances sont causées par le renforcement de comportements axés sur les habitudes.
Mythe
Cette réponse est controversée, mais la plupart des ressources médicales considèrent qu'une dépendance chimique chronique aux psychotropes est une maladie du cerveau provenant d'une vulnérabilité génétique. D'autres, quant à eux, affirment que la dépendance est un trouble du développement lors duquel une habitude devient une dépendance et les traitements doivent briser cette habitude.
Références :
Ceux qui ont une conscience limitée de leur but dans la vie sont plus à risque de développer une dépendance.
Vérité
Les programmes de traitement des dépendances se concentrent souvent sur l'accompagnement du client afin de trouver un sentiment d'espoir et un but dans la vie. Les fournisseurs de soins de santé doivent avoir les aptitudes pour accompagner les clients dans cette quête personnelle pour trouver un sens à leur vie.
Référence :
La dépendance aux opioïdes utilisés pour traiter la douleur est très fréquente chez les enfants.
Mythe
Les nourrissons de plus d'un mois métabolisent les médicaments de la même façon que les nourrissons et les enfants plus vieux. Un choix prudent quant aux doses et au programme de dosage ainsi qu'une surveillance fréquente des effets désirables ou indésirables peuvent diminuer les risques d'effets indésirables.
Référence :
Des croyances erronées causées par un manque de compréhension compromettent l'usage des substances contrôlées.
Vérité
Les croyances proviennent des expériences passées, de l'âge, de l'éducation, de la culture ou de l'ethnie, et du genre. Par exemple, certaines croyances concernant la douleur peuvent influencer les demandes des patients atteints de cancer en matière de gestion de la douleur.
Les cliniciennes sont reconnues pour sous-traiter la douleur avec des substances contrôlées sur ordonnance à cause de leur manque de formation et d'expérience en lien avec le mauvais usage de drogues, leur peur d'aggraver/de créer une dépendance/de causer une dépression respiratoire, et leur difficulté à évaluer si les patients ont réellement besoin de médicaments.
Références :
Plus une personne est sensibilisée aux drogues, moins elle a de risque de développer une dépendance.
Mythe
Les professionnels de la santé bien informés sur les drogues, comme les médecins, les infirmières et les pharmaciens, ont un taux de dépendance au moins aussi élevé que la population générale.
Références :
Ressentir la douleur empêche de développer une dépendance.
Mythe
Cette croyance découle du concept de pseudo-dépendance. Cependant, il est très difficile de différencier une pseudo-dépendance d'une vraie dépendance, car les comportements qui en découlent (recherche de drogue) sont impossibles à distinguer. Les données empiriques à ce sujet sont limitées.
Référence :